J’ai enfin pu parler à grand-papi.
C’était hier soir.
J’étais seul à la maison. Il était aux alentours de vingt-trois heures. Le noir et le silence dominaient le voisinage. Seul les volets claquaient, lugubre, comme un avertissement donné par des sacs d’os.

Edouard, notre chat, avait quitté son tapis et était allé se réfugier dans la baignoire.
Honnêtement, il y avait comme un courant d’air glacial, et j’entendais presque des murmures.
C’était bizarre.

J’étais dans le grenier. D’une main peu assuré, j’ai tracé ces symboles à la craie blanche, sur le sol. Des carrés, des cercles, des triangles, géométriques, d’une complexité infinie, comme ce que ce vieux livre poussiéreux disait.

Puis, j’ai allumé les bougies, et je me suis assis en tailleurs, comme ce que le livre disait.

Alors, j’ai appelé papi – comme ce que le livre disait.

Papi était en colère d’être ainsi dérangé. Il a commencé par souffler les bougies. Tout était d’un coup silencieux. Et les symboles au sol se sont mis à luire.
Soudainement, une commode est tombée. Des objets ont commencé à voler dans la pièce. c’était horrible. Je me suis caché sous une vielle table, et je criais, et je pleurais…

Finalement, j’ai demandé à grand-papi:
« Où est ma sœur? Je t’en prie, dis-le moi! »

Et les volets se sont ouverts, d’un coup. La lune éclairait le jardin, en bas.

J’ai regardé. J’ai vu la terre qui commençait à être remuée. Puis une main squelettique est sortie du sol.

Je ne demanderais plus jamais rien à grand-papi.

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